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Aujourd’hui GMAC, reconnu pour ses exploits en surf, embarque dans une toute nouvelle aventure qui durera 3 ans. Choisi pour être le porte-parole officiel international de l’équipe portugaise, McNamara amènera la flamme olympique jusqu’aux Jeux Olympiques de 2020 qui se tiendront à Tokyo. Pour la première fois de son histoire, le surf intègrera le format olympique et viendra s’ajouter aux quelques nouvelles disciplines telles que le golf, le karaté, l’escalade, le baseball&softball, le rugby à 7 et le skate, toutes acceptées et validées par le Comité International Olympique (CIO). Recalé à 5 reprises à Sydney, Athènes, Pékin, Londres et Rio, le surf aura dû attendre 20 ans pour que l’International Surfing Association (ISA) lui concède une place dans les jeux. Nous avons rencontré Garrett McNamara pour qui l’aventure olympique commence dès cette année. A 50 ans, cette icône du surf se lance donc un nouveau défi, celui de réunir toute une nation autour du sport qui a influencé toute sa vie.

De gamin intrépide à surfeur de gros

C’est en fait une histoire assez compliquée qui est racontée dans ma récente biographie intitulée « Hound of the Sea ». Je suis né à Pittsfield, dans le Massachusetts. Quand j’avais un an, la police m’a retrouvé en train d’errer à plus d’1,5km de la crèche où j’étais. Ensuite ma famille a déménagé à Cazedaro en Californie, où ma mère a commencé à créer une communauté. Quelques années plus tard, j’ai pris la route avec Mad Bob, direction le Honduras Britannique dans un vieux van. Avec pas mal d’aventures tout au long du trajet ! Finalement, quand j’ai eu 11 ans, ma mère m’a annoncé qu’on déménageait à Hawaii et ça a été le début d’une série d’évènements qui m’a construit et qui a façonné la vie que je vis encore aujourd’hui et pour laquelle je suis si reconnaissant! Quand j’avais 17 ans, j’étais en terminale au lycée et je n’avais aucune idée de ce que je pouvais faire de ma vie. Je pensais même à redoubler mon année pour rester à l’école. Mais quand j’ai gagné de l’argent sur le Triple Crown, j’ai automatiquement été considéré comme un surfeur « pro » donc j’ai fait avec ! L’univers répondait alors à mes attentes sans même que je le sache.

Repousser les limites

Au début, il était juste question de cette montée d’adrénaline, mais tout ce qui comptait finalement, c’étaient les vagues géantes. Je n’ai jamais eu le désir de sauter depuis un avion en plein vol ou de nager avec des requins. Cette connexion avec la nature et le fait de pouvoir surfer les murs d’eau les plus grands au monde ont toujours été essentiels pour moi. Après avoir surfé les vagues créées par un glacier haut de 90 mètres en Alaska, je suis désormais incapable de ressentir cette même montée d’adrénaline sur des vagues océaniques. Je crois que j’ai atteint mes limites, et, en ce sens, c’est difficile de ressentir encore de la peur. C’est littéralement la première fois où j’ai songé au fait que, peut-être, je ne rentrerais pas chez moi le soir. Depuis le « Glacier Project », j’ai appris que la peur est quelque chose qu’on fabrique dans notre esprit. La peur existe seulement quand on pense à ce qui pourrait arriver. Si on reste focalisé sur le moment présent, la peur n’existe pas.

Un nouveau défi

J’embarque dans une aventure assez compliquée qui va durer 3 ans et qui va se terminer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. A l’occasion de ces JO, l’important pour moi est de partager l’amour du sport qui a changé ma vie et qui a le pouvoir de changer celle des gens mais aussi le visage de certains pays. En tant que seul surfeur mondialement reconnu parlant couramment le Japonais, mon rôle et ma mission sont de mettre en avant le surf et tous les athlètes de cette discipline qui vont représenter leur pays respectif. On va également chercher à populariser la vague de Nazaré et tenter de faire connaitre cette vague de classe mondiale. Cela veut dire que nous observerons les prévisions météorologiques et que nous étudierons les fonds marins à l’affut de la prochaine vague géante. Nous serons également à la recherche de barrels parfaits et propres. Les Jeux Olympiques de 2020 seront les premiers jeux officiels à inclure le surf en tant que discipline officielle.

Reconnaissance

C’est la réussite ultime. Le président de l’ISA (International Surfing Association), Fernando Aguerre, travaille sur ce projet depuis plus de 20 ans et son rêve s’est finalement réalisé. Un exemple parfait que tout est possible. Le surf n’est plus seulement considéré comme un loisir mais c’est désormais un sport professionnel reconnu par la société en général. Après avoir constaté ce que le surf avait fait pour le Portugal, je crois que le surf peut totalement donner un coup de jeune à l’économie d’un pays et rebooster l’esprit des gens. D’un point de vue professionnel, je suis fier de ma relation avec Nazaré et de ce que nous avons créé ensemble. Nous avons donné un nouveau souffle de vie à une petite ville.

Lire l’interview complète dans Swenson Mag Vol.01
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